La mort est à la fois une évidence et un mystère que nul ne peut, ni éviter, ni percer à jour, qui à la fois nous sépare à jamais et nous réunit tous, à égalité, seuls, face à notre destinée certaine.

L’incertitude, le doute et l’effroi qu’elle provoque en nous, liés au chagrin de la perte irrémédiable de celui ou celle qui nous a quitté, laissent chacun d’entre nous dans un profond désarroi auquel il est urgent de répondre.

Cette réponse, difficile en soi à apporter, est parfois rendue encore plus nécessaire par les circonstances particulières à chaque décès, mort naturelle mais aussi accidentelle ou tragique comme celle d’un enfant.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai choisi ce métier, pour mieux servir mon prochain.

Tel est mon engagement envers tous, envers la société.

C’est pourquoi, je préconise « d’accueillir la mort ». On ne peut faire autrement, il faut l’accepter.

La nier, vouloir l’ignorer c’est tourner le dos à la réalité de notre condition humaine, inéluctablement vouée à mourir. La rejeter au nom de la douleur expose à plus de souffrance encore.

Philippe Six